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Confidences: Mohamed Ala Almaoui

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Chef du corps urbain à la DGSN

Le «Sherif» de Casablanca

Gérer l’ordre public n’est pas une tâche aisée. Et si Mohamed Ala Almaoui a gravi les échelons, c’est grâce à son sérieux et à son dévouement. Plein de dynamisme, il ne recule devant rien pour accomplir ses missions.

Comme tous les hauts gradés, Mohamed Ala Almaoui, chef du corps urbain de la Sécurité nationale, reflète l’image des forces de l’ordre, carrées et intraitables. Dans son grand bureau sobre et avec son imposant uniforme, il inspire un mélange de crainte et de respect. Mais il suffit de gratter le vernis pour dévoiler au grand jour une personnalité ouverte et affable. Ala Almaoui s’est ainsi facilement prêté aux questions de L’Economiste Magazine, balayant à coup de sourires la vision d’une institution barricadée à la communication. Si, actuellement, la côte casablancaise est plus sécurisée et mieux organisée, c’est en partie grâce aux efforts de Ala Alamaoui qui a pris en charge le dossier. «En observant l’évolution de la corniche, je m’aperçois de la grandeur du projet, qui représente pour moi une véritable fierté. Je tiens à signaler que nous devons ce changement à Driss Benhima», déclare Mohamed Ala Almaoui. Rappelons que l’ancien wali de Casablanca a été à l’origine des réaménagements que connaît la ville actuellement.
Ses débuts
La position et le pouvoir que détient Ala Almaoui aujourd’hui sont le fruit de plusieurs années de travail laborieux. Il a fait ses premiers pas dans la police après avoir préparé une licence en droit privé à l’Université Hassan II à Casablanca. Né en 1964 à Casablanca, Mohamed Ala Almaoui a passé une enfance des plus ordinaires. Après l’obtention du baccalauréat, option lettres modernes, en 1982, il a opté pour un cursus universitaire afin d’intégrer les forces de l’ordre. Un rêve qui ne l’a jamais quitté. Ainsi, en 1986, il rejoint la Compagne Mobile d’Intervention (CMI) en tant qu’officier. Ses dix années d’expérience lui ont valu le grade d’officier de la police principale de l’autorité urbaine à Rabat. Depuis, il a touché à pratiquement tous les départements de la Direction générale de la Sécurité nationale. Il a été au bureau des taxis, aux renseignements généraux et dans la police judiciaire. Et sa dernière fonction, avant d’être nommé chef du corps urbain, a été commandant de la circulation de Casa-Anfa. «J’ai passé plus de 15 ans à ce poste. Et je peux dire que gérer la circulation dans une ville comme Casablanca n’est pas une tâche évidente», confie Ala Almaoui. En effet, dans sa nouvelle fonction, la problématique de la circulation ne représente qu’une infime partie de l’iceberg.

Sa promotion
Son pouvoir s’étend à tous les services relatifs au corps urbain. A savoir, la sécurité, la criminologie, le transfert des prisonniers, l’ordre public…, et la liste est loin d’être exhaustive. A seulement 46 ans, Mohamed Ala Almaoui dispose d’un parcours riche et diversifié. Il fait partie de la génération qui a vécu le changement que les institutions publiques ont connu. A titre d’exemple, la création d’une cellule de communication à la DGSN, l’instauration de système de formation pour le personnel ou encore l’appui de la gent féminine. «Parler de la sécurité nationale était un tabou. Aujourd’hui, toutes les portes sont ouvertes. Cette évolution nous incite à redoubler de vigilance, car, pour accompagner ce développement, nous n’avons pas droit à l’erreur», précise-t-il.

Faits marquants
Sous sa carapace, se cache un côté sensible qui a été rudement mis à l’épreuve lors des attentats de 2003. Des événements qui ont ébranlé Ala Almaoui suite à la perte d’officiers dans les rangs de la Sécurité nationale. «De par mon métier, j’ai pris l’habitude de voir des atrocités, mais jamais à ce point. De même que ces événements m’ont rendu perplexe. Une seule idée me tracassait. Comment nous gardiens des citoyens pouvons-nous assurer une sécurité, car finalement personne n’est à l’abri d’un attentat», déplore le chef du corps urbain. Aussi dur et sévère semble-t-il, Mohamed Ala Almaoui troque volontiers sa casquette d’homme de loi contre celle de père de famille quand son agenda chargé le lui permet.
Malgré son métier «super» prenant, Ala Almaoui trouve le temps de préparer un master en sécurité et gestion des risques à l’Université Hassan II à Settat.

M. O.
 

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