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Présidentielles DSK vs Sarkozy

Qui sera le plus fort?

Dominique Strauss-Kahn sera-t-il le candidat socialiste pour les présidentielles de 2012? En tout cas, tout porte à le croire. Le directeur du FMI que la crise grecque a porté au-devant de la scène ne cesse de distiller, dans les médias, des propos qui ne laissent aucun doute sur ses intentions politiques. DSK, au plus haut dans les sondages, devra d’abord faire face à des rivalités au sein même du parti socialiste, partiellement dominé par l’ancienne candidate aux présidentielles, Ségolène Royal, et la première secrétaire Martine Aubry. Au cas où il sortirait vainqueur des primaires socialistes, c’est sûrement en candidat affaibli qu’il devra affronter l’actuel président Nicolas Sarkozy.
Si ce scénario se concrétise, le match risque d’être serré, même si le chef de file de l’UPM traverse actuellement une mauvaise passe. En effet, Nicolas Sarkozy, désavoué par les Français lors des dernières régionales voit sa cote de popularité dégringoler de jour en jour. Crise économique, une reprise qui n’est pas au rendez-vous, une réforme des retraites très controversée, une vie privée ultra-médiatisée, le président français ne cesse de cumuler les erreurs ou de jouer la malchance.
Pour rebondir, il s’est érigé en protecteur de la France et de ses valeurs, au risque de voler le discours du front national. Une prise de position qui peut s’avérer payante et le remettre dans la course. Du côté du directeur du FMI, tout n’est pas rose non plus. Mis à part les rivalités au sein du PS, certains lui reprochent les mesures d’austérité imposées à la Grèce et son mandat au sein du FMI n’expire qu’en 2012. Trop juste disent certains. Dominique Strauss-Kahn traîne aussi cette histoire d’aventure extra-conjugale avec l’une des employées de l’institution. Bref, le combat pour le fauteuil présidentiel, s’il a lieu, risque d’être serré… très serré.

 


France/Réforme des retraites  

Une tempête en perspective

Le texte sur la réforme des retraites a tout pour ne pas faire l’unanimité. D’abord, il s’attaque à un sujet presque tabou: l’âge de la retraite. Il préconise un allongement de la durée de l’activité par rapport à l’âge légale ou le prolongement de la durée de cotisation. A noter également, son intention d’instaurer une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital. Une mesure qui risque d’aggraver les évasions fiscales, une véritable problématique en France. La réforme est décriée par la gauche, le Medef et ne suscite pas l’adhésion des principaux mouvements syndicaux. Ces derniers ont une place centrale dans la réussite ou l’échec de la réforme. Bien conscient du fait, l’Elysée essaie de les rallier, en multipliant les rencontres avec leurs leaders. Une stratégie qui n’est pas sûre de fonctionner, sachant que les mouvements syndicaux en France sont réputés pour leur opiniâtreté, voire leur manque de flexibilité. Pour dire que rien n’est encore joué. Par ailleurs, tous les gouvernements qui ont essayé des réformes audacieuses en France, ne s’en sont pas sortis indemnes.

 


Burqa, la polémique continue

Une interdiction totale de la Burqa n’a aucun fondement juridique, estime le conseil d’Etat français. Le conseil des sages préconise, en effet, une interdiction sectorielle. Il considère que la sécurité publique, la lutte contre la fraude et les exigences propres à certains services publics, justifient l’obligation de maintenir son visage à découvert, soit dans certains lieux, soit pour effectuer certaines démarches. L’avis du conseil n’étant que consultatif, les instigateurs de la loi seraient prêts à passer outre, pour la faire adopter. Une loi qui divise l’opinion. Pour ses défenseurs, la Burqa est un symbole de l’oppression subie par les femmes, une atteinte au principe de laïcité et cette loi protège la dignité de la femme. Par contre, d’autres dénoncent une atteinte à la liberté religieuse, une immixtion dans le choix vestimentaires de la femme et la création de tensions inutiles. Ils font également valoir le fait que des femmes très instruites et indépendantes choisissent de porter le voile intégral. La Burqa suscite une vive polémique en France, mais qu’en est-il ailleurs? En Belgique, en Suède, en Italie et aux Pays-Bas, elle est interdite aux lieux publics. Ensuite, l’Allemagne et la Grandes Bretagne ne l’interdisent pas, mais l’encadre. La Burqa reste, par ailleurs, tolérée en Suisse, pour l’instant. Aux États-Unis, la non-ingérence de l’Etat et la liberté de culte sont inscrites et garanties dans le premier amendement de la Constitution. Par conséquent, la Burqa ne peut y être interdite, même si les femmes qui la portent subissent parfois des restrictions.

 


ArcelorMittal Orbit

Londres aura sa tour Eiffel

C’est en érigeant une sculpture géante, entre le stade olympique et le complexe aquatique des jeux, qu’ArcelorMittal compte apporter sa contribution aux JO de Londres en 2012. Un énorme coup  de marketing, derrière lequel se cache la volonté de doter Londres d’un symbole aussi fort que la tour Eiffel de Paris, bâtie à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889. Appelée The  ArcelorMittal Orbit, la sculpture de 115 mètres de haut et d’environ 1.400 tonnes représente un objet spatial en orbite. Après les compétitions, le monument reviendra à l’Olympic Legacy Company, qui sera chargée de la gestion des installations olympiques et de leur reclassement. La tour, dont le coût est estimé à 22,5 millions d’euros, pourra alors être concédée à un exploitant qui y installera cafés et restaurants.

 


Parisot, seule en lice…

La grande campagne pour la présidence du Medef n’aura finalement pas lieu. Laurence Parisot restera la seule candidate à sa propre succession, à la tête du Medef, en fin juin. Les deux candidats potentiels: Thibault Lanxade, un patron de PME, et Sophie de Menthon, la présidente du petit mouvement patronal Ethic, ont jeté l’éponge. Cependant, même en l’absence de challengers, Parisot entend faire campagne. Son score lors de l’élection sera un bon baromètre pour savoir si elle a réussi à recréer autour d’elle l’unité patronale. Elle a été fortement critiquée, ces derniers mois, sur sa manière de gérer le Medef, qui a poussé de grosses pointures, notamment la fédération agroalimentaire (Ania) à quitter l’organisation.

 

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